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14.06.2007
Michel Hervé : "De la pyramide aux réseaux"
Entretien avec Richard Collin, Directeur Associé Nextmodernity
Dans le même temps, nous continuons à avancer sur les chemins de la liberté et, forts de notre capacité à lever les contraintes d'environnement, nous n'acceptons plus celles venant des autres.
Dans ce contexte, le travail change de nature, il devient plus complexe et ne s'accommode plus d'une hiérarchie pesante. Alors que l'individu prend de plus en plus conscience de lui-même, de son pouvoir de création, de son autonomie, de sa responsabilité sur son environnement, grâce à un champ informatif inégalé, il découvre que la qualité de son travail individuel est directement issue du travail collaboratif qu'il construit avec les autres. A l'individualisme succède l'apprentissage du collectif : le respect, la confiance, la tolérance, le don, la vérité, les règles.
Le livre montre une voie, parmi d'autres, pour atteindre cette forme moderne d'adaptation à l'efficacité collective :
- une construction individuelle qui structure son espace (le cadre de son autonomie et de sa responsabilité) et son temps (l'objectif qui marque le futur et l'histoire qui donne à repenser le chemin pour y arriver)
- une construction collective faite de processus, de règles, de formalisation à la recherche permanente du consensus, de l'harmonie.
Mais aussi, un besoin de productivité qui est l'apanage des technologies de l'information et de la communication, sans lesquelles il n'y aurait aucune raison de sortir du modèle traditionnel de l'organisation pyramidale.
Pour y arriver, comme à la fin du 19e siècle où les maîtres, hussards de la République, ont sorti le pays de l'illettrisme, il faut, aujourd'hui, une nouvelle classe de managers qui assument un rôle de catalyseur, de maïeutique, de passeur et de synthétiseur, là où, hier, ils faisaient figure de phares, de décideurs et de meneurs.
Cette singularité sera-t-elle aussi féconde dans le champ économique et social, cela c'est ma conviction, et c'est afin de la partager que nous avons écrit ce livre.
Michel HERVE
11:51 Ecrit par La bibliothèque NextModerne dans Interviews d'auteurs , Prospective , Sociologie / Anthropologie / Philo | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (2) | Envoyer cette note
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De la pyramide aux réseaux
Récits d’une expérience de démocratie participative Michel HervéAlain D’IribarneElisabeth BourguinatEdition Autrement Le livre de Michel Hervé, Alain D’Iribarne et Elisabeth Bourguinat est l’un des rares (si ce n’est le seul) à aborder une expérience d...
Trackback par : Blog Zazibao | 20.01.2008
De la pyramide aux réseaux
Le livre de Michel Hervé, Alain D’Iribarne et Elisabeth Bourguinat est l’un des rares (si ce n’est le seul) à aborder une expérience du travail collaboratif en entreprise (Hervé thermique) et de la démocratie participative dans une mairie (ville de
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Commentaires
Bonjour Yves,
je n'ai pas trouvé d'autres moyens de vous contacter et je m'excuse pour ce commentaire. En effet, j'ai remarqué les qualités de votre blog sur les ouvrages liés aux évolutions de notre monde. J'aimerais donc vous faire découvrir Paperblog, un nouveau service dont la mission est d'identifier les meilleurs articles issus des blogs. Pour vous faire une idée de Paperblog, je vous invite à vous rendre sur http://www.paperblog.com. N'hésitez pas à m'envoyer un mail sur celine@paperblog.com pour plus de précisions. Bien cordialement, Céline
Ecrit par : Céline | 11.07.2007
Je n’ai pas lu ce livre, mais à travers le texte et la vidéo, voici mes réactions sur la notion d’entreprise démocratique.
Demos = le citoyen
Cratos = le gouvernement
La démocratie, c’est le gouvernement des citoyens qui décident ensemble à la majorité parce qu’ils détiennent le pouvoir collectivement. Une démocratie est par définition une démocratie directe. Mais pour des raisons pratiques, la démocratie directe est assez difficile à mettre en oeuvre. Aujourd’hui, la démocratie est donc représentative (quand le pouvoir est délégué à des élus) ou participative (démocratie représentative dans laquelle il existe des procédures de démocratie directe telles que le référendum d’initiative populaire (RIP), le budget participatif,…).
Dire qu’une entreprise est démocratique signifie donc que ce sont les salariés qui détiennent le pouvoir et qui décident collectivement (en direct ou par délégation). Or le pouvoir appartient aux actionnaires (aux propriétaires de l’entreprise), et non aux salariés. Ce sont les actionnaires qui délèguent à une direction le pouvoir de gérer l’entreprise et non les salariés. Et si les salairés sont parfois actionnaires de leur propre entreprise, ils sont rarement majoritaires.
On se retrouve donc une nouvelle fois dans la confusion classique entre “réflexion collective” et “décision collective” lorsqu’on aborde la question de l’entreprise 2.0 qu’on voudrait nous vendre comme démocratique. Ce n’est pas parce que le collectif a participé à la réflexion que cela induit mécaniquement la nécessité d’une décision collective.
En politique, comme dans les entreprises, les décisions collectives sont très rares et c’est une bonne chose. Il suffit de compter le nombre de référendums par rapport aux lois votées par les parlementaires.
Les décisions collectives sont sources de rigidité et de dilution des responsabilités. Le plus important n’est pas la décision (collective ou individuel), mais le processus qui conduit à la décision. Le but est de mobiliser les intelligences et les connaissances dans ce processus.
Parler d’entreprise démocratique est faux, sauf quand les salariés détiennent la majorité du capital. Dire que la démocratie (décision collective) est une source de performance est plus que contestable !
Ecrit par : Olivier Zara | 12.10.2007






